Détermination sexe

chez les coléoptères.

Cet article regroupe les items suivants :

  • Détermination du sexe chez les Cetoniinae.
  • Détermination du sexe chez les Dynastidae.
  • Détermination du sexe chez les Lucanidae.
  • Détermination du sexe chez les Eurichinae.
  • Détermination du sexe chez les Carabidae.

La détermination du sexe chez les coléoptères est un exercice facile à réaliser ; Quelques bases sont néanmoins nécessaires.
La détermination du sexe ce fait au dernier stade larvaire, c’est-à-dire au stade L3. C’est à ce stade, qui, ce qu’on appel en entomologie « l’organe d’Hérold » devient très apparent.

Détermination du sexe chez les Cetoniinae :

Au stade larvaire :

Au stade L3, pour déterminer le sexe d’une larve il faudra rechercher un « point noir et chitineux », qui se situe au centre du dernier segment abdominale (avant le cloaque) qu’on nomme pygidium. Ce point est suivant le genre et espèce, plus ou moins visible. Il ne faut pas confondre ce « point » avec les cils qui recouvrent sporadiquement la larve.

La présence de ce point indique que la larve est de sexe masculin.

L’absence de ce point indique que la larve est de sexe féminin.

 

 

Au stade imago :

Chez les cétoines adultes, la détermination se fait par deux éléments, soit l’un soit les deux.

Le premier est la présence de corne(s) céphalique(s), de forme différentes suivant le genre, caractéristique des mâles, associé à un « sillon abdominale » (dépression linéaire et verticale au centre de l’abdomen). Les femelles elles, ne possèdent ni corne, ni sillon abdominale, la tête est plate, ce qui lui permet facilement de s’enfouir dans le substrat et aller déposer ses œufs.

 

Cependant les mâles de certains genres ne possèdent pas de corne(s) céphalique(s), mais un sillon abdominale visible sur les six sternites. La femelle elle n’en possède pas.

Pour finir ces élements ne sont pas vérifiables pour tous les Cetoniinae : par exemple pour les genres Potosia, Eupotosia et Cetonischema, il faut rechercher la ponctuation effacée au milieu du dernier sternite de l’abdomen.

Pour ce faire :

– Mettez le Cetoniinae sur le dos.

– Avec une bonne loupe, regardez le milieu du dernier sternite (celui qui est au bout de l’abdomen).

– Si vous observez l’absence de ponctuation au milieu, c’est qu’il s’agit d’un mâle, dans le cas contraire si il y a présence d’une ponctuation, c’est une femelle.

Détermination du sexe chez les Dynastidae :

Au stade larvaire :

Elle se pratique au stade L3, il faut regarder l’avant dernier segment (en partant du cloaque) et rechercher au centre de ce segment ( l’organe d’Hérold qui se voit par transparence et qui a une forme triangulaire.

Chez la femelle on ne voit rien, l’organe d’Hérold n’est pas présent.

Au stade imago :

Un élément est particulièrement visible, ce sont la ou les cornes rattachée(s) au pronotum et à la tête, que possède le mâle. Tandis que la femelle elle, à une tête plate et un pronotum rond.

Détermination de sexe chez les Lucanidae :

Au stade imago :

Sans doute la détermination la plus facile. Le mâle possède une paire de mandibules développées et longue tandis que la femelle possède des mandibules courtes et peu développées.

Au stade larvaire :

Deux éléments sont à observer chez la larve L3.

  • La première est de comparer les individus de même taille, les mâle ont une capsule céphalique plus volumineuse et plus large que celle des femelles. Dit plus simplement ils ont une tête plus grosse.
  • Le deuxième élément se situe au niveau du troisième segment (en partant du cloaque), visible à la partie supérieure de ce segment. Il faut rechercher une « tâche jaune, granuleuse » visible par transparence (ce sont les futures ovaires de la femelle). Si vous n’observez rien, c’est un mâle.

Détermination du sexe chez les Eurichinae :

Au stade imago :

Les Eurichinae mâles possèdent des tarses des pattes avant très développées et longues, contrairement aux femelles.

 

Au stade larvaire :

Elle se pratique au stade L3 et la détermination est semblable à celle des Dynastidae.

Il faut rechercher par transparence « l’organe d’hérold », qui se situe au niveau du centre du deuxième segment abdominale de la larve (en partant du cloaque) et qui a une forme triangulaire.

La présence de « l’organe d’hérold » indique que c’est un mâle, son absence indique que c’est une femelle.

 

Détermination du sexe chez les Carabidae :

Au stade imago :

Au stade adultes, les mâles possèdent des tarses des pattes avant plus devellopées et plus large en comparaison avec les femelles.